La photo d'un enfant de Harlem dégage cette énergie propre à New York, tout en ressemblant à la photo d'un enfant de Saint Laurent du Maroni; peut-être parce que ces enfants ne sont pas si différents...

Voyager me permet de retrouver cette curiosité, cette hypersensibilité aux petits riens, cet étonnement permanent qui sont les privilèges de l'étranger.

Pour moi, la photo de voyage, c'est ce regard avide de l'étranger qui se pose sur un univers inconnu pour témoigner de l'identité propre de cet univers, mais aussi de son universalité.

En m'attardant sur des portraits ou des petits moments volés, c'est l'énergie d'un lieu que j'essaie de capturer; quelque chose d'à la fois très spécifique à ce lieu, dans son décorum, et qui en même temps le dépasse dans son humanité.